La démarche, les symboles, ...

dans le contexte du projet

Comme déjà indiqué, avec  l’association «Sentinelles de la paix, une pierre posée n’est pas jetée », nous proposons un geste symbolique, accessible à tous. Par une démarche artistique « Land Art », l’élévation de pierres en équilibre, (que nous appelons « Sentinelles de la paix ») fait prendre conscience de la fragilité de bien des équilibres de la vie, de notre monde…

Dans le cadre de ce projet,  c’est le moyen de marquer le monde d’un « symbole » afin de stimuler et pérenniser la « mémoire active » des deux bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki et transmettre le message des survivants (Hibakusha).

Un premier symbole

L’amoncellement de pierres mis à disposition du public pour ériger des « Sentinelles de la paix » peut être vu de manière « symbolique » comme les ruines, conséquences des deux bombardements atomiques, mais bien entendu aussi comme les ruines et destructions conséquences de toutes les guerres.

En « élevant » des « Sentinelles de la paix », en utilisant les pierres de ce tas de « ruines » les personnes s’engagent dans une reconstruction symbolique des bâtiments détruits mais surtout inscrivent cet acte dans une démarche et un engagement pour la paix.

Un deuxième symbole

Ce sont aussi et surtout des vies précieuses qui ont été détruites instantanément par les bombardements. La démarche « d’élever » des Sentinelles ou de les « relever », car une Sentinelle de la paix est fragile dans le temps peut aussi être vue de manière symbolique comme la volonté d’assurer la mémoire des victimes et aussi la relève des « Hibakusha », ces témoins directs des deux premiers et seuls bombardements atomiques de l’histoire humaine.

Dans la langue française, le verbe relever est présent dans ces deux concepts, relever quelque chose qui est tombé et assurer la relève, dans ce cas assurer la transmission aux générations futures. S’il est difficile de traduire directement cette idée en langue anglaise et probablement aussi en langue japonaise, cette idée s’exprime dans le « geste » d’élever ou de relever une Sentinelle, volonté de ne pas voir disparaître cet engagement pour la paix, volonté de voir cette démarche de paix toujours présente, toujours « debout » et ne jamais laisser cette démarche retomber.

Un troisième symbole

Une « Sentinelle de la Paix » érigée peut être vue comme  l’opposé d’un champignon atomique

Les actions à mettre en oeuvre

  • L’organisation d’opérations « Sentinelles »  sur le thème de l’abolition de l’arme nucléaire dans des villes adhérentes à l’AFCDRP est notre premier objectif. Néanmoins, cet objectif prioritaire n’exclut pas la possibilité d’organiser des actions dans des communes non adhérentes à l’AFCDRP. En effet il nous semble que l’organisation de telles actions pourrait permettre d’engager une réflexion localement sur l’adhésion de la commune organisatrice. Prioritairement en direction des jeunes générations ce qui n’exclut pas que des actions puissent être conduites avec des adultes, ces actions consisteraient à ériger des Sentinelles après avoir en préalable expliqué le sens de la démarche.
  • L’association envisage d’autres modes d’action en complément des actions traditionnelles « Sentinelles »,  en particulier l’organisation de projections de films sur le thème de la bombe qui seraient suivies d’un débat. Ce serait aussi l’occasion de présenter au public une série de livres traitant de ce thème sur des stands à l’intérieur du cinéma.
  • Projets de jardins permanents.  Nous militons pour l’installation de Jardins de la Paix permanents (dans l’esprit des jardins japonais associant minéral et végétal), où les personnes pourraient lire sur des panneaux une présentation de la démarche. Il leur serait proposé de s’inscrire, en lien avec les objectifs de l’AFCDRP et de Mayors for Peace, dans le projet des « Sentinelles » afin de maintenir en permanence cet engagement pour la Paix. Les personnes qui le souhaiteraient pourraient faire un geste de paix en « élevant » une sentinelle ou en « relevant » une sentinelle tombée sur le jardin.
  • Promouvoir l’adhésion de communes du département de Tarn et Garonne à l’AFCDRP. À ce jour, il n’y a qu’une commune du département de Tarn-et-Garonne adhérente (la ville de Moissac). Vous tous, lecteurs, simples citoyens, vous pouvez nous rejoindre dans cette démarche et vous rapprocher de vos conseils municipaux afin de promouvoir l’adhésion de vos communes et ainsi aider au développement de l’AFCDRP.